Ce soir, ce soir est le grand soir
Comme tous les samedis soir
Lorsque minuit sonne
J'entonne mon chant de conquête.
Laissant choir mes déboires
Dans l'espoir d'un bon soir
Je dépose les chaÓnes de ma semaine dans l'oubli.
Je me sens leste comme Ballesteros
Dans mon polo Lacoste je suis un Eros,
Sur le green j'ai le swing, lorsque mes gonades ringuent
Les dames se pâment à mon passage
Avec des pensées pas sages.
Ce soir le Fils du Loup veut du love
Juste du love
A l'heure du crime,
Mon mobile est du love,
Première étape, l'étable des Trois Dindes.
Je mets les pieds dans la place,
Le sang du Loup se glace.
Car dès le ding-dong de la porte,
Les dindons couvent leurs dindes
A défaut de dinde sans dindon
Je prétexte un oubli et me replie
Vers la case de l'Oncle Sam,
Le flair en quête de chair.
Je passe le pas de la case
Mes soucis trépassent.
Sur les mélodies des tam-tam de l'Oncle Sam,
Je vise et mate
Une qui ondule comme un cygne,
Je rentre dans la danse et marque la cadence,
Le canin se fait câlin
Mais la miss lui montre ses canines
Et me dit qu'elle est plutôt féline
Qu'à ma libido libidineuse
elle préfèrerait le saphisme
D'un geste leste, me blesse
En me conseillant l'onanisme
Je cherche réparation dans une autre surface
Repère une demoiselle libre
De tout marquage,
Elle boit sa ration de solitude,
Accoudée au bar.
Le phallus à deux pattes
Joue l'épate,
Rince la dinde,
Puis la teste avec mes mots lestes
La miss acquiesce,
Direction sa tanière.
Ce soir, le Fils du Loup a du love
Je vais te donner du love baby
Je veux du love
(Je veux) juste du love, babe
Je veux du love
(Je veux) juste du love, babe
Au moment pile je perds la face
Car ma boussole indique
Désespérément le sud.
La miss l'abandonne à l'ombre de son désir
Mais il sait, il sait que samedi soir
Comme tous les samedis soir
Lorsque minuit sonne,
Il entonnera son chant de conquête.
Car c'est un Eros
Et il voudra du love, juste du love
Avec sa longue, longue chevelure gominée...
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On a beaucoup écrit sur les difficultés de l'amour. Des centaines de livres démontrent jusqu'à quel point l'amour est souvent consommé comme une drogue, et évidemment lorsque la drogue fait défaut, arrivent les symptômes du manque, physiques et psychologiques.
Mais qu'est-ce que l'amour ?
On dit que l'amour est une émotion. Le petit Robert nous dit qu'une émotion est : un mouvement, une agitation, une réaction affective, en général intense. L'amour serait donc un mouvement vers quelqu'un. Comment deux personnes en mouvement, l'une vers l'autre et dans leur vie respective, peuvent-elles faire durer ce mouvement réciproque à travers les vicissitudes de la vie à deux ?
À mon avis, il existent trois conditions essentielles à la pérennité de l'amour : l'admiration, le rêve et le désir sexuel. Et ces trois composantes doivent être canalisées vers la même personne. Et réciproques. Et stables. Mais pas nécessairement dans l'ordre : le désir peut naître de l'admiration ou vice-versa.
Je ne peux aimer quelqu'un que si je l'admire et que je me sente admiré par ce quelqu'un. L'admiration est un sentiment de joie et d'épanouissement devant ce qu'on juge beau ou grand (petit Robert). Il n'y a de l'amour que dans le respect. À partir du moment où l'on se crie des bêtises, on hypothèque sérieusement l'amour. On peut ne pas être toujours d'accord sur l'éducation des enfants, la façon de dépenser l'argent (ce sont là les deux principales sources de désaccord)..., mais on doit toujours être d'accord sur le fait que l'autre est une personne humaine unique et digne de respect et d'admiration. N'oublions pas que deux amants sont aussi deux ennemis intimes... qui se doivent respect. La baisse de l'admiration est parallèle à la baisse de l'amour. D'où l'importance de rester debout devant son partenaire.